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[020] Atelier B : "Du stock de qualité en 1ère et dernière coupe"

[020] Atelier B : "Du stock de qualité en 1ère et dernière coupe"

Tour d’horizon du séchage en botte, du séchage en grange et de l’enrubannage : comment assurer le rendement et la qualité de mes prairies ?

Ces dernières années, les stocks en fourrage ont été mis à rude épreuve, notamment avec des sécheresses estivales prolongées. Il est donc essentiel de reconstituer ce stock, et de ne plus « gaspiller » le potentiel de cette herbe. La méthode la plus simple et la plus souple pour récolter l’herbe, c’est le pâturage ou l’affouragement en vert. Mais ce n’est pas possible dans tous les élevages. Faire un bon foin séché au sol en 1ère coupe ou à l’automne, c’est quasi mission impossible : les fenêtres météo favorables ne sont pas suffisantes, l’herbe est à un stade trop tardif et on perd en qualité… Il est donc essentiel de réfléchir aux alternatives existantes : enrubannage et ensilage d’herbe, foin ventilé (en grange ou en botte). Ces méthodes de conservation de l’herbe permettent de récolter l’herbe encore « humide ». La durée de séchage au champ est alors réduite. Il est ainsi plus facile de récolter de l’herbe jeune et riche. Ensuite, la conservation se fait par voie anaérobie pour l’ensilage et l’enrubannage ou par voie sèche avec une finition du séchage en grange pour le foin ventilé. Avec ces techniques, les pertes de feuilles sont minimisées, tout comme les pertes de valeur alimentaire. Le choix sera réfléchi selon plusieurs points : coût de la mise en œuvre, organisation du travail, intérêt pour les chèvres et remise en compte du système.

L’enrubannage, le plus « facile » à mettre en œuvre L’enrubannage demande peu d’investissement « en dur » et peut être fait de manière opportuniste. Son inconvénient, c’est son coût de production plus élevé : 57 €/t MS en moyenne (source Pérel). D’un point de vue rationnement, il faudra veiller à la qualité sanitaire de la botte pour éviter les ennuis : on élimine les morceaux de moisi, une botte ouverte est consommée en 2-3 jours, un fourrage sec en complément sécurise la ration. Attention aussi aux quantités quotidiennes à distribuer et à ne pas oublier de recycler les films plastiques.

Le retour de l’ensilage d’herbe L’ensilage d’herbe est peu présent en élevage de chèvres. Il s’agit pourtant d’un fourrage riche, économique (44€/T MS) et qui nécessite peu d’investissement (silos). En revanche, les chantiers de récolte nécessitent de l’entraide : au moins 5 personnes. Bien réalisé, l’ensilage ne pose pas de problème spécifique dans la ration des chèvres. Par contre, il faudra veiller à une avancée suffisamment rapide du silo (20 cm/jour en été).

Le foin ventilé en grange Cette solution nécessite un investissement plus important : 1 000 €/chèvre pour du séchage en grange (vrac). C’est une charge de structure qui sera amortie sur plusieurs années. Certaines espèces sont à privilégier. On évitera les RGI et on limitera le trèfle violet, qui sèchent difficilement. Les chantiers de récolte sont étalés sur la période de croissance de l’herbe, et les risques pour les chèvres sont limités avec un foin ventilé. Par contre, il faudra bien anticiper les besoins de manutentions des bottes (zone prévue, temps de travail) pour du séchage en botte. Intervenants : Jérémie Jost (Institut de l’Elevage), Virginie Tardif (Seenovia), Christophe Béalu (Chambre d’Agriculture 79), Vincent Lictevout (Touraine Conseil Elevage) et Antoine Vaubrun (Segrafo).  

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