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Atelier 2 : ADAPTATION DU SYSTÈME FOURRAGER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Atelier 2 : ADAPTATION DU SYSTÈME FOURRAGER AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Elles mangeront quoi nos chèvres demain ?

Le changement climatique impacte déjà la production d’herbe dans nos régions. Comment s’adapter et anticiper : • une trésorerie fourragère variable d’une année à l’autre (+/- 15 % de rendement), • des printemps souvent poussants (+ 20-30 % de rendement), pluvieux (env. 1 année sur 4) ou secs, • des sécheresses estivales plus précoces (10-30 j) et plus longues, • une repousse de prairie en sortie d’été aléatoire (de 1 à 3 années sur 10).

  • Un pic de production d’herbe au printemps plus fort et plus précoce et des sécheresses estivales marquées

Les calculs d’indicateurs agro-climatiques locaux montrent qu’à court terme (d’ici 2050) les rendements annuels des prairies ne seront que légèrement impactés. L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère est favorable à la photosynthèse. A plus long terme, les rendements seront plus impactés, notamment par les augmentations de la température et les déficits hydriques en fin de printemps et en été. La répartition de la pousse de l’herbe sera également modifiée : elle sera plus précoce et plus forte. La mise à l’herbe pourrait être avancée de 15 jours et les premières coupes précoces (enrubannage) d’un mois d’ici la fin du siècle.

  • 7 enjeux ont été identifiés pour nos systèmes fourragers de l’Ouest

Le premier enjeu est global et consiste à réussir l’implantation et la conduite de la prairie productive et qualitative. Ensuite, voici différentes problématiques saisonnières :

  • Comment gérer une trésorerie fourragère variable d’une année à l’autre (+/- 15%) ?
  • Comment gérer les chantiers de récolte avec plus d’herbe au printemps (+ 20-30 % d’herbe) ?
  • Comment assurer une 1ère coupe de qualité avec des printemps pluvieux (env. 1 année/4) ?
  • Comment prolonger le pâturage ou l’affouragement en vert en début d’été, avec des sécheresses estivales plus précoces (10-30 j) et plus longues ?
  • Comment assurer des repousses d’herbe en fin d’été, avec des conditions sèches (de 7 à 9 années/10) ?
  • Comment gérer l’hydromorphie et valoriser cette herbe avec des hivers plus doux et humides ?
  • Des leviers d’adaptation mobilisés variés

Pour les systèmes fourragers caprins de l’ouest, la conduite des prairies (choix des espèces et variétés, technique de semis, stratégie de fertilisation) et le chargement ont été identifiés comme premiers leviers d’adaptation au changement climatique. Selon le potentiel de production des prairies, un levier simple et rapide à mettre en place est d’avoir une bonne adéquation entre l’herbe produite sur l’élevage (avec les projections de croissance de l’herbe) et les besoins des animaux. Le bilan fourrager est l’outil adéquate. Il faudra aussi prévoir un report de stock fourrager plus important, qui sécurisera aussi le système. La diversification des ressources fourragères et du mode de valorisation sont également favorables, tout comme l’implantation des prairies sous-couvert de tournesol, méteil, avoine, orge, … des luzernes au printemps ou des prairies de graminées/multi-espèces à l’automne. Pour les systèmes basés sur le foin, il faudra envisager une première coupe plus précoce (enrubannage, ensilage d’herbe, séchage en grange) assurer une récolte de qualité et des repousses avant les sécheresses estivales. Cela permettra de gérer les printemps pluvieux au moment de la 1ère coupe. Le pâturage et l’affouragement en vert peuvent également aider à valoriser cette herbe de début de printemps. Le rendement au printemps des prairies sera plus important dans le futur, avec une période de pousse de l’herbe réduite. Il faudra s’assurer d’un débit de chantier suffisant pour assurer la récolte des prairies au meilleur stade… avec parfois une diversité de mode de récolte. Avoir le matériel en propre, le partager ou passer par une ETA sera à réfléchir. Pour les systèmes basés sur le pâturage et l’affouragement en vert, le principal enjeu sera lié aux sécheresses estivales (et à la capacité de la prairie à repousser à l’automne). Le choix des espèces et des variétés sera importante, en favorisant la luzerne dans les terrains favorables. D’autres fourragères sont intéressantes pour l’été/l’automne, comme le sorgho ou le colza. L’irrigation permet de sécuriser aussi le système fourrager à cette période (implantation de dérobée par exemple), même si les pics de chaleur peuvent limiter la croissance de l’herbe.

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Panneaux Atelier

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