Terre des Chèvres
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Conseil Régional des Pays de la Loire Résilience des systèmes d'élevage caprins de Nouvelle-Aquitaine - L'Union européenne, le fond européen agricole pour le développement rural et la Région Nouvelle-Aquitaine investissent dans les zones rurales L'Europe s'engage en Nouvelle-Aquitaine Région Nouvelle-Aquitaine
Bilan de 10 ans du réseau REDCap

Bilan de 10 ans du réseau REDCap

LA CRÉATION DU RÉSEAU REDCap ET SON DÉVELOPPEMENT

En 2010, le Poitou-Charentes est la plus importante région caprine française, où sont élevées 37 % des chèvres laitières et où l’industrie transforme 60 % du lait collecté en France.

Des structures caprines peu autonomes

Entre 2000 et 2010, les élevages caprins se sont fortement intensifiés en Poitou-Charentes : le nombre d’élevages spécialisés a diminué de 25 % et le cheptel moyen a augmenté de 80 % (Agreste, 2012). Le nombre médian de chèvres est passé de 124 à 244, sur une surface agricole (et fourragère) quasiment identique (chargement de 9,6 chèvres/ha SFP). L’autonomie alimentaire a alors fortement diminué, et les rations sèches se sont développées. L’autonomie alimentaire est de 56 %, avec seulement 22 % des concentrés produits sur l’exploitation. Les fourrages consommés par les chèvres ne représentent que 51 % de la ration (dont environ 16 % achetés). 624 g de concentrés et déshydratés sont distribués aux chèvres pour produire un litre de lait.

Un contexte économique dificile pour la filière

Le contexte économique se caractérise par une flambée historique des coûts de production, associée à un prix du lait à la baisse (- 21 €/1 000 l en 2010, - 15 € en 2011). Entre la campagne 2010 et 2011, l’indice des prix moyens de production agricole a bondi de 10,8 %. Cette augmentation est largement due à la hausse de 16,9 % des aliments achetés, qui pèsent pour 43 % dans le calcul de cet indice en caprin.

Fort des constats précédents, la filière caprine (BRILAC et FRCAP : éleveurs et laiteries) de Poitou-Charentes et des Pays de la Loire a décidé, avec l’appui des structures de développement (12 structures : chambres d’agriculture, contrôles laitier, CIVAM, GAB), de recherche (INRA) et de l’enseignement agricole (EPLEFPA de Melle) de constituer un réseau d’expérimentation et de développement pour accompagner la transition des élevages caprins, vers une plus grande autonomie alimentaire et une valorisation de l’herbe plus forte. Ce réseau est porté politiquement par le BRILAC, l’interprofession caprine de Poitou-Charentes et des Pays de la Loire , avec l’appui financier des régions Poitou-Charentes (puis Nouvelle-Aquitaine) et Pays de la Loire. Les structures techniques et de recherche s’assurent de mener des travaux collectivement, et de partager les actions menées par leurs structures.

La mise en place de ce dispositif s’est faite en parallèle de celle de l’expérimentation système Patuchev (INRAE UE FERLus, à Lusignan), qui vise à répondre à la question scientifique « Quels types de systèmes d’élevages permettraient une meilleure autonomie en intrants, tout en maintenant des niveaux de production et de revenus acceptables ? ». L’objectif est d’avoir des synergies fortes entre l’expérimentation système et le réseau d’éleveurs et de conseillers REDCap, pour favoriser la remontée de questions de terrain vers la recherche et la diffusion des acquis de la recherche vers les utilisateurs. A partir de 2019, le réseau REDCap a ajouté un enjeu supplémentaire, à savoir l’adaptation au changement climatique.

Cette plaquette présente les actions menées pendant 10 ans par le réseau, pour :

  • CRÉER DES RÉFÉRENCES AVEC DES ÉLEVEURS-EXPÉRIMENTATEURS
  • ACCOMPAGNER LA TRANSITION DES SYSTÈMES AGRICOLES
  • DIFFUSER LARGEMENT